Agriculture et consommation durable : tous concernés ! info de l'ALCC

 

Agriculture et consommation durable : tous concernés !



Édito du Président- octobre 2025

« Qui doit payer le prix de l’agriculture de demain ?», tel était le thème du débat auquel a participé l’ADÉIC, à l’invitation du Conseil départemental de l’Eure.

Un sujet d’actualité, dans le contexte de la transition écologique, qui met en évidence les difficultés vécues par les deux extrémités de la chaîne, les agriculteurs et les consommateurs.

Les agriculteurs, et notamment les plus modestes ont en effet un véritable problème de revenus, ont du mal, à cause du paramètre de rentabilité, à muter vers le bio, à changer leurs pratiques, à investir dans de nouveaux équipements.

Les consommateurs, eux, selon les dernières études, sont conscients de la nécessité de soutenir une agriculture durable. Alors qu’ils privilégient plus les produits locaux par rapport à leurs voisins européens, le prix reste malheureusement le frein principal à une consommation de produits plus vertueux.

On peut rappeler qu’en 10 ans, les fruits et légumes ont augmenté de 60 % avec un pouvoir d’achat qui n’a progressé lui que de 27 % !

Pour soutenir véritablement une agriculture durable et ainsi permettre à chacun d’avoir accès à une alimentation saine et de qualité, une mobilisation de tous les acteurs est nécessaire.

L’état d’abord, qui devrait impulser une stratégie globale et être beaucoup plus volontariste et concret dans les programmes d’accompagnement à la conversion écologique.

À cet égard, le compte n’y est pas, la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) est au point mort. Des coups de rabots budgétaires sont annoncés contre l’agence du bio. Les moyens pour la recherche et développement afin de mettre en place des alternatives aux pesticides sont trop peu importants.

Les collectivités territoriales sont encore trop timides dans leur politique d’appel d’offres pour promouvoir l’alimentation bio et en circuits courts.

L’Europe impose des contraintes, mais ne différencie pas les moyens qu’elle octroie. Elle pourrait pourtant conditionner les aides de la PAC à la taille des exploitations, à celles privilégiant des productions respectueuses de l’environnement…

Malgré les efforts de quelques enseignes, la grande distribution est encore dans une démarche guidée par le profit de court terme avec une politique de marge qui peut avoir de terribles conséquences. On l’a vu dernièrement avec la commercialisation de fruits et légumes remplis de pesticides, dont certains prohibés et dangereux pour la santé.

Le rôle d’une association comme l’ADÉIC est essentiel pour relever ce défi.

L’éducation du consommateur, dès le plus jeune âge, doit sensibiliser à  l’importance de privilégier des produits de qualité, de saison, issus de circuits courts.

Notre plaidoyer en direction des pouvoirs publics, des entreprises de l’agroalimentaire, doit favoriser la prise de conscience de l’urgence de la situation, dénoncer les manques et les abus, revendiquer des politiques publiques plus ambitieuses.

Plus largement, pour l’ADÉIC, soutenir l’agriculture durable, c’est aussi agir pour le climat, la biodiversité et la santé.

Patrice BEDOURET


Que faire en cas de refus d’assurance auto ? INFO TIREE DU SITE DE L'ASSOCIATION LAÏQUE ET CITOYENNE DES CONSOMMATEURS DONT LE CNAFAL EST PARTIE PRENANTE

 

ActualitésALLDC

Que faire en cas de refus d’assurance auto ?

Souscrire une assurance auto est une obligation légale pour tout conducteur en France. Pourtant, il peut arriver que l’on soit confronté à un refus d’assurance de la part des compagnies. En effet, un accident engageant votre responsabilité, suivi d’un bris de glace ou d’un vol, voire un dommage causé à votre véhicule, et votre compagnie d’assurance pourrait alors engager la résiliation de votre contrat en considérant votre sinistralité trop importante. Cette situation est inquiétante, surtout lorsqu’on a besoin d’utiliser son véhicule au quotidien. Alors, que faire ?

Il faut savoir tout d’abord que toutes les compagnies n’évaluent pas les risques de la même manière. En cas de refus, il est, dans un premier temps, judicieux de contacter d’autres assureurs, y compris des compagnies spécialisées dans les profils à risques. Ou encore, de passer par un courtier en assurance qui peut être d’une aide non négligeable pour trouver une offre adaptée à votre situation.

Il est en effet possible que certains assureurs acceptent de vous couvrir avec une prime plus élevée ou avec des garanties moins étendues.

Si aucune compagnie ne veut vous assurer en responsabilité civile (la garantie minimale obligatoire), vous pouvez vous tourner vers le Bureau Central de Tarification (BCT). Celui-ci est une autorité administrative en charge de garantir l’obligation d’assurance. En cas de refus d’assurance dans des régimes obligatoires, prévus par le code des assurances, le BCT dispose en effet du pouvoir d’imposer à l’entreprise d’assurance choisie par l’automobiliste, la conclusion d’un contrat d’assurance en responsabilité civile.

https://www.bureaucentraldetarification.fr/

Dans ce cas-là, comment faut-il procéder ?

  • Choisissez un assureur (même s’il a refusé votre demande).

  • Adressez-lui une demande d’assurance par lettre recommandée.

  • En cas de refus ou d’absence de réponse sous 15 jours, saisissez le BCT dans les 15 jours suivants.

  • Le BCT fixera alors le montant de la prime, et l’assureur choisi sera obligé de vous couvrir en responsabilité civile.

Bon à savoir : Le BCT ne couvre que la responsabilité civile, pas les garanties facultatives (vol, incendie, etc.).

Un refus d’assurance auto n’est donc pas une impasse. Plusieurs options existent : chercher un autre assureur, solliciter le BCT, ou encore améliorer son profil. Le plus important est de ne pas conduire sans assurance, car cela constitue une infraction grave, avec des conséquences désastreuses, tant au niveau humain que matériel en cas d’accident.


Une pétition contre la disparition des CTRC & SRA

 


Après plus de cinquante ans d’actions au plus proche des besoins du terrain , les Centres Techniques Régionaux de la Consommation et Structures Régionales Assimilées (CTRC & SRA) sont voués à disparaître à l’aune des arbitrages budgétaires.

missions des Centres techniques régionaux de la consommation (CTRC)

ctrc sra

Au nombre de 8 aujourd’hui, les CTRC/SRA participent à la mise en œuvre territoriale de la politique publique de protection des consommateurs. Ils remplissent des missions de service public qui leur ont été confiées par l’État et qui consistent à :

  • Appuyer juridiquement, informer et former les associations locales de consommateurs et leurs membres bénévoles à l’échelle de leur territoire,
  • Assurer une protection des citoyennes et citoyens, notamment les plus vulnérables, qu’il s’agisse de prévenir les fraudes en rénovation énergétique, d’accompagner le règlement des litiges sur Internet, de lutter contre la désinformation ou simplement d’apporter un éclairage sur toute question de consommation.

Dans le budget de l’Etat, les crédits alloués à la consommation en 2026 s’élèvent à quelque 10 millions d’euros. Après dissolution de l’Institut National de la Consommation (INC) – éditeur de la revue 60 Millions de Consommateurs – un montant de 2,34 millions d’euros reste dévolu à la consommation (soit une baisse de 42 % par rapport à 2025).

Et le Gouvernement a décidé de flécher cette somme exclusivement vers les associations nationales de consommateurs, le Centre européen de la consommation et la Commission des clauses abusives.

Une décision brutale et arbitraire !

Nos structures sont tout à fait conscientes des contraintes pesant aujourd’hui sur le budget de la France. Mais les économies à réaliser doivent-elles être recherchées à tout prix sur des structures qui ont fait preuve année après année d’une sobriété et d’une efficience exemplaires en acceptant toujours plus de missions avec moins de moyens ?

En centralisant ses dotations sur des structures parisiennes et une institution en charge des litiges transfrontaliers, le Gouvernement entend délaisser les consommatrices et consommateurs les plus éloignés et démunis à l’échelle des régions et des territoires. 
 
Nous, Centres Techniques Régionaux de la Consommation (CTRC) et Structures Régionales Assimilées (SRA), dénonçons une décision brutale et arbitraire qui vise à centraliser les moyens sur Paris, abandonner les territoires et envoyer les citoyennes et citoyens vers des applications numériques ou outils d’intelligence artificielle.

Nous nous indignons contre l’annonce soudaine et autoritaire, en juin 2026 au cours d’une simple visioconférence, de la suppression, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026, des subventions qui nous sont allouées pour la réalisation effective de missions de terrain pleinement mises en œuvre par nos structures.

Ainsi, l’État a profité sans aucune contrepartie financière du dispositif et des structures existantes.

Et, nous, CTRC &S RA, ne serions subitement plus en mesure d’assurer nos missions de protection des consommateurs, alors que les arnaques en tous genres se généralisent, que les fraudes explosent, que les fausses informations se multiplient, et pas uniquement à Paris ou aux frontières !

Nous demandons instamment au gouvernement de revenir sur sa décision qui contribue à accroitre la fracture territoriale en pénalisant injustement les citoyennes et citoyens à l’échelle de nos régions.


 

Une pétition contre la disparition des CTRC & SRA

La Chambre de Consommation d’Alsace et du Grand Est a lancé une pétition en ligne pour dénoncer la mesure brutale et arbitraire de suppression des financements des CTRC/SRA.

La MCE vous invite à signer cette pétition pour le maintien de la protection des consommateurs et à la relayer massivement dans vos réseaux.

Nous vous remercions par avance vivement pour votre soutien !

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NOS RECENTES PUBLICATIONS























Communiqué de la présidente du mouvement associatif
 



CONTRE LES JEUX VIDEO DANS LES ECOLES

 



Le jeu vidéo enseigné à l’école : le projet du gouvernement pour la rentrée 2026.


Le gouvernement veut intégrer l’E-sport dans les parcours scolaires et éducatifs, créer des partenariats entre les établissements publics et les acteurs privés du jeu vidéo. Il s’apprête à lancer un programme national intitulé « 
Esport et éducation
 ».
Est-ce vraiment une priorité de l’éducation nationale de mettre nos enfants sur des jeux dont nous constatons au quotidien la nocivité ? Impossibilité de s’arrêter de jouer, fébrilité, nervosité voire agressivité lorsque l’enfant n’est pas sur le jeu.
Démotivation pour apprendre. Les enseignants ont déjà des difficultés à faire leur travail face à des élèves de plus en plus inattentifs, agités en raison du temps passé sur des écrans.
Pour ce projet aberrant, les parents, les professionnels de santé et les enseignants n’ont pas été consultés.


Cette décision a été prise malgré l’avis négatif du Ministère de la santé et de la MILDECA (mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives). Pour cause, depuis 2019, les troubles liés aux jeux vidéo sont reconnus par
l’organisation mondiale de la santé (OMS) comme une pathologie.

Les adolescents ne sont pas en capacité de se soustraire aux environnements très addictifs. C’est la raison pour laquelle les casinos leur sont interdits.
Le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre !

 

C'est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, Mesdames, Messieurs les ministres de renoncer  à ce  projet.

 

Le collectif Cose : Lutter ensemble contre l’addiction aux écrans des enfants

Focus sur le bonus réparation,

 Focus sur le bonus réparation - ACLC


Avec l'association laïque et citoyenne des consommateurs, dont le conseil national des associations familiales laïques fait partie, lisez via le lien ci-dessus l'information sur le bonus réparation.


Dans cette nouvelle association, nous trouvons également l'ADEIC et LEO LAGRANGE.

source INC et association laïque et citoyenne des consommateurs: les plastiques à usage unique

 

Les laits infantiles contaminés, un scandale d’hier et d’aujourd’hui : dramatique constat

Les laits infantiles contaminés, un scandale d’hier et d’aujourd’hui : dramatique constat

Le CNAFAL fait partie de l’ACLC avec Léo Lagrange et L’ADEIC

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Pour le CNAFAL, on ne joue pas avec la santé et la vie des enfants. Aussi, Lactalis, Danone, Nestlé, ces géants du secteur, doivent se retrouver face à leurs responsabilités pénales sur les conséquences sanitaires de leurs productions vis-à-vis des consommateurs.

Alors qu’il est évident que les scandales Buitoni et Lactalis ont marqué nos mémoires, aujourd’hui, en 2026, soit 10 ans plus tard, les consommateurs, notamment les enfants, vivent les mêmes faits et les mêmes graves conséquences sur leur santé.


Ainsi, après des rappels à grande échelle et en cascades de retraits dans 60 pays de laits infantiles produits par Nestlé, Lactalis et autres, suite à la contamination par une toxine d’origine bactérienne, l’actualité met encore l’accent sur les carences de la procédure des autocontrôles imposés aux entreprises et notamment aux multinationales. Ces critiques sont également à l’adresse des contrôles, bien maigres, effectués par l’Etat dans le domaine alimentaire. Car selon certaines institutions, une entreprise du secteur alimentaire ne serait contrôlée que tous les 15 ans.


Déjà, en 2017, Nestlé était au cœur d’un scandale. Les autorités de santé, concernant un risque de contamination à la salmonelle des laits infantiles, avaient alerté le groupe Lactalis et procédé à un premier rappel/retrait de produits, suivi de deux autres vagues. Il avait aussi été constaté que ce problème de contamination était apparu en février et n’avait été révélé qu’en décembre, en dépit des contrôles internes et étatiques.


Suite à ce scandale, en 2017, une enquête parlementaire avait proposé ses conclusions : « Garantir la sécurité alimentaire de la fourche à l’assiette » et la transparence par une transmission des autocontrôles positifs aux autorités sanitaires. Ces propositions avaient été rejetées par les parlementaires.


La Cour des Comptes, dans son rapport de 2019, notamment au sujet des contrôles relatifs à la sécurité sanitaire de l’alimentation, écrivait que, scandale après scandale, « des insuffisances subsistent à toutes les étapes de la chaîne de contrôle de la sécurité sanitaire de l’alimentation, depuis les autocontrôles réalisés par les entreprises jusqu’à la publication des résultats des inspections ».


Ce nouveau scandale sanitaire laisse ainsi apparaître plusieurs défaillances inadmissibles et incompréhensibles de la part des différents acteurs en cause : les entreprises, l’Etat et la grande distribution. Ces procédures de rappel et de retrait des produits posent la question de la sécurité et de la santé des consommateurs au regard de l’efficience des mesures existantes.


Le CNAFAL dénonce un manque de vigilance et de respect du principe de précaution ; il pointe également un problème d’économies budgétaires, car de nombreux postes d’agents de contrôle ont été supprimés au détriment de la santé des consommateurs.


Le CNAFAL partage la colère et l’angoisse des parents de nourrissons et demande que toute la lumière soit faite sur ces affaires. Ces sujets sont d’autant plus sensibles que ce sont des bébés, des êtres extrêmement fragiles et vulnérables qui les subissent.


Aujourd’hui comme en 2017, la campagne de retrait et de rappel ne concerne pas que le territoire national : ces groupes exportent ces produits dans une soixantaine de pays.


Le CNAFAL demande que l’Etat contrôle régulièrement les « autocontrôles » et qu’une enquête judicaire et parlementaire   fasse la lumière sur toute la chaîne de responsabilité. Le CNAFAL/ACLC sera force de propositions, mais il se réserve aussi la possibilité de déposer une plainte pour mise en danger d’autrui.


Patrick Belghit,

Président.


Claude Rico,

Vice-Président, Co-responsable du secteur Consommation.


Jean Pierre Béquet,

Coresponsable secteur consommation0


Nicole Damon,

Co- Responsable secteur Santé.