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relèvement du seuil d'exposition aux ondes, les associations suspendent leur participation

 



L'Agence Nationale des Féquences Radio renonce à sa mission de sobriété électromagnétique  

Durant l'été, l'ANFR a consulté la population à propos de son intention de relever le seuil d'attention pour "point atypique" de 6 V/m à 9V/m dès le 1er janvier 2026.  Plus de 80 % des personnes s'étant exprimées se sont déclarés opposés à ce relèvement, ce qui n'a  rien changé à la décision de l'ANFR, motivée par des considérations financières: Le nombre de points dépassant les 6V/m devenant trop important, ils ont choisi de casser le thermomètre, plutôt que de mettre en oeuvre des solutions protectrices .  

Un Comité de Dialogue était convoqué dans l'après-midi du 18 pour débattre une dernière fois de l'opportunité de ce relèvement, mais le matin même l'ANFR a rendu publique sa décision. Ecoeurées, les associations siégeant dans de comité, dont le CNAFAL, ont boycotté cette réunion devenue inutile et ont fait savoir qu'elles supendaient leur participation à ce comité où manifestement leur voix ne compte pas. (voir CP)

Les conséquences de cette décision administrative seront l' augmentation sensible du niveau de pollution électromagnétique dont les effets sanitaires apparaîtront au fil du temps.

François Vetter

LED dans les jouets : la section « sécurité oculaire » de la norme européenne doit être révisée

 



LED dans les jouets : la section « sécurité oculaire » de la norme européenne doit être révisée

La sécurité des jouets électriques est vérifiée à l’aide d’une norme européenne qui a été actualisée en 2020. L’Anses a examiné de façon approfondie le nouveau protocole permettant de vérifier la sécurité oculaire des jouets contenant des LED. Elle conclut que la version révisée ne permet pas de garantir le respect des valeurs limites assurant la protection des yeux des enfants. L’Anses recommande donc de suspendre l’application du volet actualisé de la norme relatif à la sécurité oculaire et d’engager rapidement sa révision. 

Peluches, poupées, tablettes à dessiner, camions, toupies, jeux de société lumineux, etc. : certains jouets pour enfants contiennent des LED. Celles-ci émettent de la lumière bleue qui peut présenter différents effets toxiques pour la rétine et perturber les rythmes biologiques, dont le sommeil, en cas d’exposition le soir et la nuit. Les enfants, dont les yeux ne filtrent pas totalement la lumière bleue, sont particulièrement sensibles à ces risques.

Afin de garantir la sécurité et la santé des utilisateurs, la directive européenne 2009/48/CE sur les jouets fixe des exigences essentielles pour leur mise sur le marché. Pour les jouets lumineux, une annexe de la norme sur les jouets électriques (NF EN IEC 62115) propose un protocole de vérification censé garantir la protection des yeux des enfants. Il vise à démontrer le respect en toutes circonstances des valeurs limites d’exposition établies au niveau international.

La version de 2020 de la norme n’est pas suffisamment protectrice

Une nouvelle version de la norme, révisée en 2020, est entrée en application en 2022. Le protocole de vérification inclus dans cette révision permet notamment de vérifier les exigences de sécurité oculaire par des calculs fondés sur les caractéristiques techniques des lampes et des scénarios d’utilisation. Ce protocole remplace le précédent, basé sur des essais et des mesures.

À la demande des ministères en charge de la santé et de l’économie et des finances, l’Anses a mené une expertise approfondie de ce nouveau protocole. Cette analyse conclut que l’étude scientifique sur laquelle repose le protocole comporte plusieurs erreurs. Celles-ci peuvent conduire des jouets déclarés conformes à dépasser les valeurs limites d’exposition, définies pour prévenir les risques associés à la lumière bleue. Ces erreurs portent sur la pertinence des scénarios d’exposition, le calcul de la luminance et la conversion des flux énergétiques en intensité.

Au cours de l’expertise, des tests ont été également réalisés sur un échantillon de 19 LED contenues dans des jouets disponibles sur le marché. Ces tests ont confirmé que la version 2020 de la norme est moins protectrice que la précédente, de 2005 : huit des jouets testés n’auraient pas pu être mis sur le marché avec la version 2005 de la norme, à cause du dépassement des exigences de sécurité, contre un seul avec celle de 2020. Le respect de la nouvelle version de la norme ne permet donc pas de garantir les exigences de sécurité oculaires pour prévenir tout risque pour les yeux des enfants.

L’Anses recommande d’engager rapidement une révision du cadre normatif

Compte tenu des enjeux sanitaires associés à l’exposition des enfants à des niveaux trop élevés de lumière bleue et de l’importance de la norme pour garantir la sécurité des jouets vendus, l’Anses recommande d’engager rapidement une révision de la section « sécurité oculaire » de la version 2020 de la norme NF EN 62115. Pour appuyer cette révision, et en accord avec les ministères commanditaires, l’Anses s’est engagée dans un partage de son analyse scientifique au niveau européen. Dans l’attente de cette révision, elle recommande la suspension de cette partie de la norme et de revenir provisoirement à la version de 2005 pour vérifier de la sécurité oculaire des jouets.


Quels sont les dangers de la lumière bleue ?

Dans des expertises publiées en 2010 et 2019, l’Anses avait décrit la dangerosité des lumières bleues émises par les LED et les effets sur la santé qu’elle peut engendrer. Une exposition répétée peut provoquer des dommages à la rétine, notamment augmenter le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). De plus, l’exposition à la lumière bleue le soir et la nuit peut perturber les rythmes biologiques, dont le sommeil. L’Anses rappelle ses recommandations générales contribuant à protéger les enfants des risques liés à l’exposition aux LED :

  • Limiter l’exposition à des LED bleues ou blanches, qui sont riches en lumière bleue,
  • Éviter d’utiliser les jouets lumineux deux heures avant le coucher, pour ne pas perturber les rythmes biologiques et l’endormissement.

UTILISER LES ÉCRANS, ÇA S’APPREND : UNE CAMPAGNE DE L’ARCOM SUR LES CONTENUS TV ET RADIO POUR LES MINEURS SUR LE SITE DE L'INC

 

UTILISER LES ÉCRANS, ÇA S’APPREND : UNE CAMPAGNE DE L’ARCOM SUR LES CONTENUS TV ET RADIO POUR LES MINEURS


Depuis le 20 novembre 2023 et pendant 3 semaines a lieu la campagne annuelle "d’information et de sensibilisation à la signalétique jeunesse".

 

L’Autorité de Régulation de la Communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) encadre les contenus diffusés sur différents supports (TV, radio) afin de limiter l’exposition des mineurs à des contenus choquants, non adaptés à leur âge et leur développement.

 

 

L’information se multiplie, se diversifie et s’accélère de plus en plus. Véhiculée par le biais de supports toujours plus divers, chaque personne, et en particulier les mineurs, est susceptible de se retrouver confrontée à du contenu violent.

 

L’ARCOM appelle à une responsabilité partagée entre plusieurs acteurs, notamment :

 

  • les éditeurs, qui ont pour mission de catégoriser leurs programmes et être vigilants quant à leur diffusion (horaires et signalétique adaptés),
  • l’environnement familial et éducatif, qui doit connaître la signalétique jeunesse, l’expliquer au besoin aux mineurs et les responsabiliser en ce sens,
  • l’ARCOM, qui est à l’origine des différentes catégories retenues et a pour objectif de faire respecter aux médias leurs obligations.

Pour ce faire, il existe des sigles pour l’audiovisuel à faire apparaître en bandeau à la télévision et sur les écrans, en bas à droite.

 

Crédits : ARCOM, dossier pédagogique sur la Protection de la jeunesse et des mineurs

 

Les adultes assument un rôle crucial en tant que garants du bien-être physique et mental des jeunes, jouant le rôle de référence, d'ouverture et de dialogue. Leur mission est de guider les jeunes dans la compréhension des images, des dialogues, et dans l'expression de leurs émotions.

 

Afin de réduire les risques d'exposition à des contenus choquants, des conseils sont préconisés :

 

  • visionner des programmes en présence d'un adulte,
  • délimiter voire restreindre le temps passé devant les écrans (téléphones portables, ordinateurs, télévisions, tablettes, etc.),
  • opter pour une expérience ciblée et intéressante plutôt que la pratique du zapping,
  • s'assurer d'avoir un matériel adapté, une distance de visionnage agréable et une luminosité correcte,
  • cultiver un esprit critique en engageant des discussions avec un référent

> Pour en savoir plus, l’ARCOM met à disposition un guide intitulé "Utiliser les écrans, ça s’apprend".

 

 

En résumé, l’ARCOM agit en faveur de la protection des mineurs via la modération des contenus audiovisuels :

 

  • en informant les visionneurs des risques de contenus choquants ou violents via des vignettes signalétiques (-10ans, -12 ans, -16 ans et -18ans),
  • en appelant les éditeurs, les familles et les personnels éducatifs à partager la sensibilisation et l’accompagnement des jeunes en matière de médias,
  • en préconisant des conseils à destination des jeunes en fonction de leur âge ainsi que de leurs proches

L'eau du robinet polluée par les pesticides...

 

12 millions de français contaminés par les pesticides dans l'eau du robinet !
L'eau du robinet polluée par les pesticides...
Vérifiez si vous êtes concernés et interpellez votre maire !
 
Chères amies, chers amis,
 
Selon les enquêtes réalisées par plusieurs médias (France 2, France Info, Le Monde), ce sont jusqu’à 12 millions de Français qui seraient concernés en 2021 par une eau du robinet non conforme.
 
Dans plus de 3300 communes de France, des molécules appelées métabolites, issues de la dégradation des pesticides, ont été détectées au-delà du seuil admis. Les deux régions les plus touchées sont les Hauts de France et la Bretagne avec respectivement 65% et 43% de la population concernée.
 
Les résultats de ces analyses sont pourtant parfaitement connus de la Direction générale de la Santé.
 
Afin de vous donner le pouvoir d'agir, nous lançons aujourd'hui une page dédiée qui vous permettra :
  1. de connaitre les résultats des prélèvements réalisés sur l'eau de votre commune.
  2. de solliciter automatiquement votre mairie, afin de faire réagir les autorités.
 
     
    DIFFUSONS L'INFORMATION !

    Dans mon supermarché, je vois beaucoup de produits frais sous plastique, même des fruits et légumes bios". Cela n’est-il pas mauvais pour l’environnement

    Etienne : "Dans mon supermarché, je vois beaucoup de produits frais sous plastique, même des fruits et légumes bios". Cela n’est-il pas mauvais pour l’environnement ?".



    Malheureusement si Etienne ! Nous trouvons encore beaucoup de produits emballés, voire sur-emballés dans les rayons des supermarchés. Comme vous l’avez souligné, c’est un problème écologique, mais cela coûte aussi plus cher au consommateur !

     

    D’après une enquête menée en 2020 par Famille Rurales, 78 % des produits bio vendus dans les enseignes discount, et 57 % de ceux vendus en hyper/supermarchés font l’objet d’un "suremballage". Il s’agit par exemple de pommes en barquettes ou de fruits et légumes vendus à l’unité sous plastique…

     

    Cela entraine une production de déchets inutiles. Ces déchets sont source de pollutions. La plupart ne sont ni recyclables ou ni recyclés.

     

    Alors que très souvent, il ne servent à rien ! Ni d’un point de vue sanitaire, ni pour la conservation des aliments, sauf pour les plus fragiles, comme par exemple, les petits fruits rouges. L’emballage des fruits et légumes n’est pas une obligation, y compris en bio.

     

    Alors quel est son véritable intérêt ?

     

    Il n’y en a généralement pas pour vous. L’emballage à l’unité ou par lot permet en revanche aux professionnels d’indiquer un prix au "paquet" et non plus au kilo, rendant toute comparaison impossible. Par exemple, un lot de 4 pommes peut afficher un prix de 1,99 € et donner l’impression d’être au même prix que les pommes en vrac voisines, affichées à 1,99 €/kg. Or il n’en est rien ! Le lot pèse souvent moins de 1 kilo ! Il revient finalement à 2,49 €/kg pour un lot de 800 g soit 25 % plus cher !

     

    La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire prévoit, à compter de 2022, l’interdiction de présenter à la vente des fruits et légumes frais non transformés avec un emballage contenant du plastique. A l’exception des lots de 1,5 kilogramme ou plus et des fruits et légumes les plus fragiles.

     

    Pour les plus fragiles, l’interdiction entrera progressivement en vigueur les années qui suivent.

     

     

    En résumé :

     

    • dans les magasins discount : 78 % de produits bios sont sur-emballés et 57 % de produits bios sur-emballés dans les Super/Hyper marchés,
    • emballage = pollution + surcoût,
    • les emballages ne protègent pas du covid,
    • achetez en vrac.

     


    Consomag

     

    ECO GUIDE DE L'AUTOMOBILE

    avec FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT

    CLIQUER ICI POUR LE LIRE

    Codes Conso, le podcast de l’Institut national de la consommation

     

     Codes Conso, le podcast de l’Institut national de la consommation


    L’Institut national de la consommation lance une collection de 5 podcasts intitulée "Codes Conso, le podcast de l’Institut national de la consommation". Vous y retrouverez des reportages et des interviews d’experts, des informations thématiques complètes et pratiques pour les consommateurs.

     

    Les trois premiers épisodes ont été réalisés en partenariat avec l’ADEME.

     

    Episode 1: "Codes Conso La rénovation énergétique et le réseau FAIRE" - Qui peut m’accompagner dans la rénovation énergétique et focus sur le réseau {FAIRE}

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    > Si le player ne s'affiche pas correctement, cliquez ici.

     

     

    Episode 2 : "L’allongement de la durée de vie des produits"

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    Episode 3 : "Vers une consommation numérique responsable"

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    Le Débit d’Absorption Spécifique (DAS), évalue l’énergie des ondes électromagnétiques absorbé par le corps humain, lors de l’utilisation d’un équipement radioélectrique, comme le téléphone portable

     

     


     

    Le Débit d’Absorption Spécifique (DAS), évalue l’énergie des ondes électromagnétiques absorbé par le corps humain, lors de l’utilisation d’un équipement radioélectrique, comme le téléphone portable. Une partie de l’énergie transportée par les ondes électromagnétique est absorbée par le corps humain. Le DAS s’exprime en Watt par kilogramme (W/kg). Les terminaux radioélectriques, notamment des téléphones portables, ne doivent pas dépasser des valeurs limites de DAS.



    Pour effectuer ces tests, les laboratoires utilisent un mannequin rempli d’un liquide simulant les tissus humains. Ce mannequin a la forme d’une tête, pour évaluer les effets de l’usage du téléphone à l’oreille et d’un plan, pour le DAS tronc, correspondant à l’usage dans une poche de veste ou dans un sac. Pour les deux niveaux d’évaluation, la limite supérieure du DAS est de 2 W/kg.

     

    Tous les revendeurs de téléphones portables ont l’obligation d’afficher en magasin cette valeur du DAS, sous peine de sanction, si elles sont manquantes, fausses ou sous-estimées. Les publicités doivent également en faire mention.

     

    De plus en plus de sites de vente en ligne présentent cette information qui est également disponible sur le forum des fabricants de mobiles, car la réglementation française exige que le DAS soit inscrit dans la notice d'emploi des téléphones mobiles.

     

    Les gestes à adopter lors de l’utilisation d’un téléphone mobile en vue de réduire son exposition aux radiofréquences sont les suivants :

     

    • privilégier les messages texte pour communiquer,
    • utiliser le kit mains libres,
    • privilégier les zones de bonne réception,
    • éviter de maintenir son téléphone à l’oreille pendant les transports,
    • éviter les conversations trop longues.

    De façon plus générale, pour tous les utilisateurs, privilégier l’acquisition de téléphones affichant les DAS les plus faibles.

     

    > Pour en savoir plus, consultez le site : www.anfr.fr

     

    Applications de jeux téléchargeables gratuitement : restez vigilant ! avec l'Unaf



    Consomag

    Ces applications sont souvent proposées dans une version de base où certains éléments du jeu ne sont pas directement accessibles. Pour progresser plus rapidement, pour franchir de nouveaux paliers ou simplement pour personnaliser son personnage et améliorer son confort ou son expérience de jeu, un contenu additionnel payant peut être régulièrement proposé à l’utilisateur.


    Les achats intégrés peuvent se faire :

    • soit directement en monnaie réelle,
    • soit par des monnaies virtuelles (jetons, pièces d’or qui font elle l’objet de vraies dépenses préalables).
    Attention au coût réel des dépenses sur le cycle d’utilisation de l’application car il peut se révéler bien plus important que le coût d’achat. Les mécanismes de l’application peuvent être pensés pour inciter à la dépense. Pourtant dans la quasi-totalité des cas, ces achats ne sont pas indispensables pour profiter de l’application. Il n’y a donc pas nécessité de se les procurer.

    Depuis 2018, la quasi-totalité des plates-formes de téléchargement d’applications indiquent au moment du téléchargement qu’il s’agit d’une application proposant des achats intégrés.

    Il convient d’être particulièrement vigilant lorsque l’application est utilisée par des mineurs. Des systèmes de blocage des dépenses sont proposés par les smartphones notamment dans le cadre du contrôle parental.

    Nous vous rappelons que votre smartphone a des outils de contrôle. Ainsi dans vos paramètres, vous pouvez désactiver les achats groupés ou encore consulter l’historique d’achats.

    Enfin, ne communiquer pas à vos enfants les identifiants qui permettent de faire des achats sur mobile et pour éviter les achats compulsifs, éviter de lier le numéro de votre carte bancaire à une application.
    Consomag

    LES PLASTIQUES JETABLES

    LINKY, où en sommes-nous ?

    Jour après jour, ENEDIS1 déploie son réseau de compteurs LINKY sur le territoire français, déploiement qui devrait être achevé en 2021. Dans le 70, certains communes sont déjà concernées, les autres le seront prochainement. Jusqu’à récemment on pouvait trouver la date du déploiement dans sa commune sur le site ENEDIS, mais depuis peu l’opérateur ne donne plus ces informations, ce que nous déplorons.
    S’il est impossible de relater ici les innombrables informations qui s’échangent tous les jours sur la toile au sujet du LINKY, nous allons essayer de faire une brève synthèse sur le sujet.
    Pourquoi le LINKY ?
    Tout part d’une directive européenne de 2009 disant que, « Si la mise en place de compteurs intelligents donne lieu à une évaluation favorable, au moins 80 % des clients seront équipés de systèmes intelligents de mesure d’ici à 2020 ». On notera que lors de la transposition en droit français le Gouvernement va jusqu’à un l’objectif de 95 %, ce qui est bien au-delà des attentes de Bruxelles. Officiellement les compteurs communicants doivent permettre d’ajuster la demande à la production dans le contexte de la transition vers les énergies renouvelables caractérisées par leur intermittence. Le système est conçu pour permettre à ENEDIS de couper un certain nombre d’appareils gros consommateurs (chauffage par accumulation, chauffe-eau, lave-linge, grosses batteries…) au moment des pics de consommation et de les activer au moment des creux. Linky est donc bien plus qu’un compteur, c’est un ordinateur avec lequel Enedis pourra piloter à distance votre équipement ménager connecté.
    Il est nécessaire de sortir des énergies carbonée et nucléaire ce qui implique le recours aux sources d’énergies renouvelables. Celles-ci sont d’un approvisionnement plus irrégulier (éolien, solaire) ce qui implique une gestion de leur intermittence. Dans cet esprit, nous pouvons comprendre l’intérêt de compteurs communicants, mais pas du programme LINKY. Des alternatives moins problématiques existent mais ont délibérément été écartées par nos dirigeants alors que d’autres états européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Lettonie, République Tchèque) soumis à la même directive ont fait des choix techniques différents.
    Que reproche-t-on au système LINKY ?
    Les griefs sont nombreux et peuvent se regrouper en 7 domaines :
    • Intrusion dans la vie privée: La courbe de charge relevée toutes les 30 min (possiblement toutes les 10 min) permet d’avoir des renseignements assez précis sur votre mode de vie. La CNIL2 a posé un certain nombre de garde-fous, mais ces règles ont déjà été transgressées et le seront probablement encore.
    • Aspect financier: La dépense pour la nation, officiellement de 5,7 milliards d’euros pour l’achat et la pose des LINKYS, sans doute sous-estimée, sera financée par des suppressions de postes, la TURPE3 et à partir de 2021, directement par les consommateurs4. Ce n’est pas tout. Pour beaucoup d’usagers, il s’est avéré nécessaire de changer de puissance d’abonnement en raison d’une extrême sensibilité du dis-rupteur5 à tout dépassement, même bref, de la puissance souscrite, ce qui implique un surcoût au niveau de l’abonnement. Enfin, le compteur LINKY prend en compte la consommation de l’énergie « réactive6 » (ignorée par les anciens compteurs), ce qui, à équipement identique, engendre une augmentation moyenne de la facture de 20 à 30% (parfois davantage).
    • Risque de piratage : Comme pour toute transmission de données par voie électronique, le risque de piratage est réel, que ce soit pour des intérêts crapuleux ou plus politiques.
    • Risques d’incendie: En 2017 et début 2018, la presse locale a fait état d’un certain nombre d’incendies consécutifs à la pose d’un LINKY, dont au moins 2 mortels. La série n’est probablement pas terminée mais depuis l’été, en cas d’incendie, ordre aurait été donné aux enquêteurs de ne plus évoquer le possible lien avec la pose du LINKY.
    • Environnement : 35 millions de compteurs, dont un grand nombre en bon état de marche, vont être mis au rebut. Bravo pour l’exemple anti-gaspi !
    • Mensonge sur les économies d’énergie, économies vantées par ENEDIS : Les usagers responsables n’ont pas attendu LINKY pour surveiller leur consommation ! Par contre l’ensemble du système (concentrateur, CPL, ERL7 ) consomme une énergie non négligeable. En outre des « data centers », très énergivores, sont nécessaires pour stocker le nombre considérable de données captées par les compteurs LINKY. Il est probable que le bilan énergétique du système LINKY annoncé comme positif par ENEDIS soit en fait négatif.
    • Risques sanitaires : LINKY émet des ondes potentiellement dangereuses qui se surajoutent à la pollution électromagnétique déjà existante. Ces ondes se répartissent dans 3 groupes de fréquences : celles générées par le courant porteur en ligne (CPL) que rayonne le circuit électrique du domicile, celles émises par les antennes des concentrateurs et celles émises par les ERL 8. Dans son rapport, l’ANSES9 conclut à « une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme ». Nous rappelons que l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence et considérons que le principe de précaution commande de commencer par vérifier l’innocuité d’un système avant de le déployer ! Dans ses recommandations l’ANSES reconnaît «  l’absence de données sur les effets sanitaires dus à une exposition aux champs électromagnétiques dans la gamme de fréquences aux alentours du kilohertz » (celle du CPL)… Ce qui, en fait, revient à reconnaître que nous servons tous de cobayes à une expérimentation à l'échelle nationale !
    Refuser le LINKY ?
    Si ENEDIS a l’obligation légale de déployer ses compteurs, ils ne peuvent vous obliger à l’accepter. Un poseur ne peut pénétrer dans votre domicile sans votre autorisation. Il n’en va pas de même lorsque le compteur est accessible, se trouvant sur la voie publique ou dans les parties communes d’un immeuble collectif. Le CNAFAL revendique le droit pour chacun d’accepter ou de refuser l’installation du LINKY et de revenir à son ancien compteur en cas de pose non consentie. Localement, des personnes ayant refusé LINKY ont été victimes de pressions et d’intimidations. Ceci est inacceptable et va à l’encontre des consignes données par les ministres de l’environnement, Ségolène Royal puis Nicolas Hulot, et reprises par le président d’ENEDIS. En cas de harcèlement, il ne faut pas hésiter à porter plainte.
    Et les municipalités ?
    Les municipalités sont les propriétaires historiques des réseaux électriques dont les compteurs font partie. Depuis, la grande majorité d’entre elles en ont concédé la gestion à un établissement public de coopération intercommunal (EPIC). Le débat fait rage entre juristes pour savoir si les communes restent ou non propriétaires des compteurs, auquel cas elles auraient le droit de refuser leur déclassement. Plus de 700 municipalités ont pris des arrêtés divers allant de l’interdiction du déploiement au soutien à la liberté de choix en passant par le refus du déclassement. Certaines de ces délibérations ont été cassées par le Tribunal administratif, mais de loin pas toutes.
    Pour en savoir davantage.
    Il y aurait encore tant de choses à dire, mais la place nous manque pour entrer dans les détails. Si vous souhaitez approfondir le sujet nous vous invitons à vous rendre sur les sites suivants :
    Notre partenaire PRIARTEM http://www.priartem.fr/ et Robins des Toits http://www.robindestoits.org/ sont des associations traitant de tous les aspects de la problématique des ondes. La coordination nationale des collectifs https://stopLINKY-france.webnode.fr est centrée sur le LINKY et les compteurs communicants. Le collectif Stop Compteurs Communicants 70 pourra répondre à vos questions et animer des réunions d’informations. Vous pouvez le joindre à stcc70@orange.fr ou laisser un message sur le 06 65 47 65 29.
    François Vetter


                                                                                           
                                                                                                             Schéma général du système Linky

     
    1 ENEDIS est le nouveau nom d’ERDF, organisme public chargé de la distribution et de la facturation de l’électricité
    2 Commission Nationale Informatique et Libertés
    3 Taxe Utilisation du Réseau Public d’Electricité répercutée sur la facture de chaque usager
    4 rapport de la Cour des Comptes (rapport annuel 2018, tome 1)
    5 Système complémentaire au disjoncteur mais installé directement dans le compteur
    6 Les compteurs anciens ne comptent que l’énergie « active » alors que le Linky compte aussi l’énergie « réactive » dépendante du cosinus Phi
    7 Voir schémas
    8 Emetteur Radio Linky, sorte de WIFI destiné à piloter à distance les appareils ménagers communicants
    9 Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation de l’Environnement et du travail