lundi 27 décembre 2021


communiqué interassociatif pour l'avenir de la Miviludes



D’après le site internet de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), sur la base du travail réalisé par les commissions d’enquête parlementaires, notamment à partir des informations émanant des services de renseignement, on peut estimer aujourd’hui en France à 500 000 le nombre d’adeptes de mouvements sectaires et à 60 000 à 80 000 le nombre d’enfants élevés dans un contexte sectaire. Le phénomène est d’importance et dans ces temps de crises et de pandémie, il continue de progresser sournoisement dans des formes renouvelées.

Depuis vingt ans, l’Etat dispose, avec la Miviludes et son équipe dédiée, d’un outil unique pour évaluer et suivre le risque de dérive sectaire et agir contre sa propagation avec des succès significatifs. Cependant l’engagement de la puissance publique doit être à la hauteur des enjeux et des menaces.

Si sa dimension interministérielle a été formellement maintenue après la décision du gouvernement en 2021 de la retirer de l’autorité directe du Premier ministre, son positionnement désormais comme service du ministère de l’Intérieur sous la responsabilité du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) reste regrettable et pointe ses limites.

L’extension et la diversification constatées des phénomènes sectaires méritent un effort public significatif, des moyens identifiés accrus tant en nombre de fonctionnaires affectés à plein temps sur ses missions, qu’en budget de fonctionnement pour permettre un travail efficace de terrain en lien avec tous les acteurs concernés et à l’écoute des victimes.

Au vu des budgets prévus par la loi de finances 2022, le compte n’y est pas. Le million d’euros affecté en 2021 aux soutiens des associations engagées à la lutte contre les dérives sectaires est a minima à reconduire face aux besoins croissants. De plus, sauf à obérer sa capacité d’action, les moyens humains et financiers directement affectés à la Miviludes sont très insuffisants pour corriger les sous-effectifs actuels, renforcer ses services et permettre un meilleur fonctionnement.

Parce qu’il est urgent de se mobiliser, les organisations signataires demandent au gouvernement de corriger sa copie et de donner plus de forces à la lutte contre les dérives sectaires.

Signataires :

Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Alerte Faux Souvenirs Induits (AFSI)
Association pour la Science et la Transmission de l'Esprit Critique (ASTEC)
Centre national d'Accompagnement Familial Face à l'Emprise Sectaire (CAFFES)
Cercle Laïque pour la Prévention du Sectarisme (CLPS)
Collectif No Fakemed
Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL)
La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf
Méta de choc
Secticide

Paris, le 27 décembre 2021



mardi 26 octobre 2021

l’évolution de la politique familiale depuis 2014

Politique familiale

Le CNAFAL a participé, mardi 12 octobre 2021, à une audition parlementaire où il lui était demandé un retour sur l’évolution de la politique familiale depuis 2014. Nous avons naturellement répondu à cette invitation.

Or, pour être en mesure d’apporter un regard sur l’évolution de la politique familiale, il convenait tout d’abord de s’interroger sur l’effet recherché par la politique familiale. Est-ce une politique qui a pour but de stimuler la natalité ? de réduire les coûts ? ou alors est-ce un outil de cohésion, voire même de justice sociale ?

En fonction de l’angle selon lequel on l’analyse, la réponse ne serait pas nécessairement la même.

Si le CNAFAL n’est pas nataliste et est pour le libre choix assumé des couples à avoir ou non un enfant, il est particulièrement attaché à la Sécurité Sociale en entier, donc à sa sauvegarde. Cette structure qui ne peut être pérenne sans que l’équilibre à long terme de la branche retraite ne soit abordée, tout comme la question de la natalité, entre nécessairement dans le cadre de la réflexion à avoir.

Alors puisque nous étions interrogés sur cette question de la natalité, très objectivement d’un point de vue nataliste, avec une natalité en berne, incapable d’assurer le renouvellement des générations, on ne saurait dire que cette politique soit un franc succès.

D’un point de vue purement budgétaire, plus que de réduction des coûts je préférerais parler de « non dépenses ». Le bilan n’est pas vraiment très brillant : avec une moindre revalorisation des allocations par rapport à l’inflation, avec des milliers de places de crèches non réalisées et plus de 2 Milliards d’euros non dépensés, c’est indéniablement une non dépense budgétaire, … Mais à quel prix ? Ne s’agit-il pas d’une victoire à la Pyrrhus ? En effet, pour le CNAFAL, il s’agit d’économies à courte vue puisque l’argent dépensé dans la famille n’est pas une charge, mais bien au contraire un investissement.

Le CNAFAL se plait à souligner que lensemble des prestations familiales sont « dépensées » et « consommées » sur place, dans l’économie locale et donc ainsi profitent à tous !

Or, de l’aspect purement budgétaire, la politique familiale doit selon nous obéir à des objectifs de justice sociale. Et même si l’on n’est pas convaincu par ce rôle, nul ne peut nier qu’elle est un outil indispensable à la cohésion sociale. Les exemples sont nombreux, mais l’expérience des crèches est flagrante puisque l’on sait qu’en accueillant un enfant à la crèche, on éduque non seulement l’enfant, mais aussi sa famille. Ce rôle est tout particulièrement important pour les enfants dont les parents sont dans les situations les plus précaires ou bien sont d’origine étrangère.

Il faut néanmoins être prudent et ne pas tout rejeter en bloc : il y a eu, pour nous, de bonnes initiatives. Ainsi, la hausse du « complément libre choix de mode de garde » pour les familles monoparentales était à saluer, ainsi que la modulation des allocations familiales selon le revenu du foyer.

Même si le bilan de cette réforme est ambivalent, des points forts apparaissent comme des acquis auxquels le CNAFAL a souscrit. Pour nous, la modulation du montant des allocations familiales en fonction des ressources a représenté un véritable tournant de la politique familiale ! Tournant porteur d’un message politique fort puisqu’auparavant la non corrélation des allocations familiales avantageait les familles nombreuses issues des hauts revenus.

Cette modulation nous apparaissait donc comme un outil pertinent de justice sociale, les montants non versés devant ainsi être redistribués aux familles des classes populaires ou moyennes. Hélas, nous avons vu que ça n’a pas été exactement le cas. Contrairement à beaucoup d’autres mouvements familiaux, le CNAFAL ne rejette pas l’idée, loin de là, mais en critique l’exécution. Par décence, nous ne mentionnerons même pas la question des APL qui est un sujet connexe, mais ô combien lourd de conséquence.

Malheureusement, ces mesures ne suffisent à faire oublier que, depuis 2014, les politiques familiales ont tendance, malgré quelques mesures de saupoudrage catégoriel, à produire une stagnation des revenus sociaux des couches moyennes basses de la population qui sont justement celles qui devraient bénéficier le plus d’une aide ambitieuse.

Nous avons également été interrogés sur la question de l’allongement du congé paternité. Le CNAFAL est, depuis très longtemps, favorable au congé de paternité et donc bien évidemment favorable à son allongement. Objectivement, le sujet fait largement consensus.

Pour aller plus loin, nous sommes surtout favorables à une évolution des congés parentaux sur le modèle suédois qui permettrait à tous, homme ou femme, de prendre pleinement sa place auprès de son enfant. Or, ce modèle suppose aussi une véritable indemnisation et on ne peut guère parler du congé paternité et du modèle suédois sans aborder la « Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) ». Sur ce sujet, force est de constater que le compte n’y est pas et que les montants de cette prestation sont grossièrement insuffisants.

Interrogés sur la question de la crise sanitaire et des mesures de soutien aux familles, nous avons expliqué qu’il était bien difficile, pour l’instant, de mesurer l’impact des mesures prises durant la crise sanitaire : elles avaient le mérite d’exister. Mais on voit également bien à la lumière tant des dernières études que de notre présence de fond sur le terrain et sans verser dans le misérabilisme, que la précarité est endémique pour beaucoup de familles !

Il y a sur le terrain une véritable peur du basculement, du déclassement et peut-être pouvons-nous y voir l’une des causes de certains mouvements sociaux qu’a connu notre pays. Bref, il ne faut pas grand-chose pour qu’une famille bascule dans la pauvreté. L’augmentation du prix du gazole, de l’énergie, une facture non mensualisée ou un prélèvement rejeté, cela se traduit par des difficultés importantes pour honorer son loyer.

A cet égard, le nombre d’expulsions locatives prononcées ces derniers mois dans les organismes HLM est préoccupant, car elles touchent en grande majorité des familles précaires qui vivent la plupart du temps d’allocations sociales. Or, l’offre de logements d’urgence après expulsion est malheureusement extrêmement limitée. De plus, le confinement a amené une disparition des points d’accueil physique et il nous apparaît indispensable de souligner qu’une partie non négligeable de la population souffre d’illectronisme… voire d’illettrisme.

Dans ce contexte, plus que les aides aux familles, c’est bien souvent les proches, les amis, les familles qui ont joué le rôle d’amortisseur social qu’aurait dû jouer l’État.

Interrogés sur l’intermédiation financière du versement des pensions, nous avons rappelé que le CNAFAL est bien évidemment extrêmement favorable à l’intermédiation financière du versement des pensions alimentaires. Il considère également que les sanctions à l’égard du parent défaillant devraient être renforcées et une publicité sur les devoirs du père, comme de la mère, devraient être effectuée à chaque naissance.

De même, les devoirs des parents à l’égard des enfants, la protection de l’enfance, les organismes de soutien devraient faire l’objet d’une information annuelle à partir des classes de seconde ; il nous parait pertinent de rappeler les droits et devoirs de chacun !

Le CNAFAL rappelle que l’on estime que 30 à 40 % des pensions alimentaires ne sont pas payées. Devant de tels chiffres, nous sommes amenés à penser que la contrainte judiciaire (anciennement contrainte par corps) pour le parent défaillant devrait être possible en cas de récidive. N’oublions jamais que la pension alimentaire ne profite qu’aux enfants !

Pour ce qui est du bilan, il faut bien reconnaître que l’on manque quelque peu de recul pour déjà tirer des conclusions de cette intermédiation.

Le CNAFAL est pour l’octroi d’une véritable allocation familiale dès le premier enfant : l’intérêt d’une telle mesure faciliterait la garde d’enfant, la recherche d’un emploi ou d’une formation qualifiante pour les femmes sans emploi et pour certaines, une sortie progressive de la misère.

De plus, un effort important devrait être envisagé sur les femmes ayant un revenu inférieur à 1500 euros, ainsi que sur les classes moyennes et populaires.

La lecture de l’étude de l’INSEE « https://www.insee.fr/fr/statistiques/4982628 » nous semble particulièrement éclairante.

Pour le CNAFAL, il ne saurait y avoir de véritable politique familiale sans moyens et, quels que soient les objectifs recherchés – natalité, cohésion ou justice sociale – ceux-ci ne peuvent se faire sans un engagement massif des pouvoirs publics pour permettre à la branche de dépenser l’argent qui est légitimement le sien.

On ne saurait parler de politique sociale et faire l’économie d’une injection massive de moyens sur les ménages des classes moyennes et populaires.

Le CNAFAL

 

mercredi 20 octobre 2021

CREDIT Ces dernières périodes de confinement ont été propices à la multiplication d’arnaques téléphoniques de la part d’individus malveillants.

L’ASF et des associations de défense des consommateurs lancent un appel à la vigilance

L’ASF et des associations de défense des consommateurs lancent un appel à la vigilance

Ces dernières périodes de confinement ont été propices à la multiplication d’arnaques téléphoniques de la part d’individus malveillants. Les établissements financiers membres de l’ASF et des associations de défense des consommateurs (Adéic, AFOC, ALLDC, CNAFAL, CNAFC, CSF, CNL et Indecosa CGT) souhaitent tirer la sonnette d’alarme et sensibiliser les consommateurs sur ces pratiques de plus en plus rodées et difficiles à détecter.

La fraude aux faux courtiers est de grande envergure : en trois ans (de 2018 à 2020), les établissements membres de l’ASF ont identifié 2 038 fraudes pour un montant d’environ 43 Millions d’€[1].

Il s’agit d’une nouvelle forme d’escroquerie qui a vu le jour depuis quelques années. Les consommateurs, titulaires d’un ou plusieurs crédits à la consommation se font démarcher par un soi-disant « courtier spécialisé » qui leur promet d’obtenir une offre de rachat à un taux très attractif.

Ces escrocs se font passer pour des courtiers spécialisés au nom connu du grand public. Ils sont en réalité en quête des données personnelles de l’emprunteur potentiel qu’ils réutiliseront ensuite pour souscrire un crédit auprès d’un autre établissement en son nom. Le consommateur se retrouve alors redevable d’un crédit supplémentaire alors même que ses anciens crédits ne sont pas remboursés, car le « faux courtier » a détourné les fonds à son profit.

Dans ce contexte, les établissements de crédit membres de l’ASF et les huit associations de consommateurs signataires rappellent aux consommateurs un certain nombre de précautions à prendre (cf. encadré). Ces précautions minimales pourraient permettre de réduire notablement les cas de fraude dont sont victimes les consommateurs et les établissements prêteurs.

Arnaque aux faux courtiers : soyez vigilants !

  • Soyez vigilants et méfiez-vous toujours d’offres trop alléchantes ! Un taux d’intérêt très bas ou encore un accès au crédit sans conditions doivent vous mettre la puce à l’oreille.
  • Ne transférez jamais les fonds reçus de la part d’un établissement financier à un courtier ou à quiconque. En cas de doute, contactez l’établissement qui vous a versé les fonds (et pas le courtier) en utilisant les coordonnées publiques que vous trouverez sur son site internet.
  • Afin de vérifier la réalité de l’offre, prenez toujours contact avec la société de la personne qui vous a démarché en utilisant les coordonnées publiques que vous trouverez sur son site internet.
  • Privilégiez le contact direct avec l’établissement prêteur.
  • Vous pouvez également consulter les listes noires tenues et régulièrement mises à jour par les autorités de contrôle comme par exemple : https://www.abe-infoservice.fr/liste-noire/listes-noires-et-alertes-des-autorites

Contacts Presse

Harmonie Benedetti, Communication et Relations Institutionnelles 07 72 35 76 46

Isabelle Bouvet, assistante 06 07 84 31 91

L’ASF (Association française des Sociétés Financières) regroupe l’ensemble des établissements spécialisés : quelque 270 adhérents pour près de 279 milliards d’euros d’encours, soit près de 20% du total des crédits à l’économie du secteur privé français.

Les activités des membres de l’ASF sont multiples : financement des entreprises et des professionnels (financement des investissements d’équipement et des investissements immobiliers : crédit-bail, mobilier et immobilier, financements classiques à court, moyen et long terme), financement des particuliers (crédit à la consommation et au logement), services financiers (affacturage et cautions), services d’investissement (ensemble des métiers relatifs aux titres et titrisation).


[1] Sur un échantillon de 7 établissements adhérents de l’ASF, représentant environ la moitié du marché des prêts personnels pour les établissements spécialisés.

Le CNAFAL

 Les établissements financiers membres de l’ASF et des associations de défense des consommateurs (Adéic, AFOC, ALLDC, CNAFAL, CNAFC, CSF, CNL et Indecosa CGT) souhaitent tirer la sonnette d’alarme et sensibiliser les consommateurs sur ces pratiques de plus en plus rodées et difficiles à détecter.

La fraude aux faux courtiers est de grande envergure : en trois ans (de 2018 à 2020), les établissements membres de l’ASF ont identifié 2 038 fraudes pour un montant d’environ 43 Millions d’€[1].

Il s’agit d’une nouvelle forme d’escroquerie qui a vu le jour depuis quelques années. Les consommateurs, titulaires d’un ou plusieurs crédits à la consommation se font démarcher par un soi-disant « courtier spécialisé » qui leur promet d’obtenir une offre de rachat à un taux très attractif.

Ces escrocs se font passer pour des courtiers spécialisés au nom connu du grand public. Ils sont en réalité en quête des données personnelles de l’emprunteur potentiel qu’ils réutiliseront ensuite pour souscrire un crédit auprès d’un autre établissement en son nom. Le consommateur se retrouve alors redevable d’un crédit supplémentaire alors même que ses anciens crédits ne sont pas remboursés, car le « faux courtier » a détourné les fonds à son profit.

Dans ce contexte, les établissements de crédit membres de l’ASF et les huit associations de consommateurs signataires rappellent aux consommateurs un certain nombre de précautions à prendre (cf. encadré). Ces précautions minimales pourraient permettre de réduire notablement les cas de fraude dont sont victimes les consommateurs et les établissements prêteurs.

Arnaque aux faux courtiers : soyez vigilants !

  • Soyez vigilants et méfiez-vous toujours d’offres trop alléchantes ! Un taux d’intérêt très bas ou encore un accès au crédit sans conditions doivent vous mettre la puce à l’oreille.
  • Ne transférez jamais les fonds reçus de la part d’un établissement financier à un courtier ou à quiconque. En cas de doute, contactez l’établissement qui vous a versé les fonds (et pas le courtier) en utilisant les coordonnées publiques que vous trouverez sur son site internet.
  • Afin de vérifier la réalité de l’offre, prenez toujours contact avec la société de la personne qui vous a démarché en utilisant les coordonnées publiques que vous trouverez sur son site internet.
  • Privilégiez le contact direct avec l’établissement prêteur.
  • Vous pouvez également consulter les listes noires tenues et régulièrement mises à jour par les autorités de contrôle comme par exemple : https://www.abe-infoservice.fr/liste-noire/listes-noires-et-alertes-des-autorites

Contacts Presse

Harmonie Benedetti, Communication et Relations Institutionnelles 07 72 35 76 46

Isabelle Bouvet, assistante 06 07 84 31 91

L’ASF (Association française des Sociétés Financières) regroupe l’ensemble des établissements spécialisés : quelque 270 adhérents pour près de 279 milliards d’euros d’encours, soit près de 20% du total des crédits à l’économie du secteur privé français.

Les activités des membres de l’ASF sont multiples : financement des entreprises et des professionnels (financement des investissements d’équipement et des investissements immobiliers : crédit-bail, mobilier et immobilier, financements classiques à court, moyen et long terme), financement des particuliers (crédit à la consommation et au logement), services financiers (affacturage et cautions), services d’investissement (ensemble des métiers relatifs aux titres et titrisation).


[1] Sur un échantillon de 7 établissements adhérents de l’ASF, représentant environ la moitié du marché des prêts personnels pour les établissements spécialisés.

Le CNAFAL

 

Que se passe-t-il pour le site gérant la liste d’opposition au démarchage ?

Que se passe-t-il pour le site gérant la liste d’opposition au démarchage ?

FAQ :

1/ Rappel du principe de Bloctel 

  • pour les consommateurs :

Bloctel (www.bloctel.gouv.fr) est le service gérant la liste d’opposition au démarchage téléphonique. Il permet aux consommateurs de ne plus être démarchés par un professionnel avec lequel ils n’ont pas de relations contractuelles.

Attention, le professionnel est dispensé de consulter la liste d’opposition si une relation contractuelle le lie au consommateur ou si la prospection concerne un des cas suivants : la vente de journaux, de périodiques ou de magazines, pour les instituts d’études, de sondages ou une association à but non lucratif.

L’inscription est gratuite pour les consommateurs.

Les articles L.223-1 et suivants du Code de la consommation encadrent le dispositif de Bloctel.

En cas de réclamation, le consommateur peut écrire aux services de Bloctel, si malgré son inscription et les principes ci-dessus, une entreprise l’a démarché.

  • pour les professionnels :

Les professionnels doivent, avant toute opération de démarchage téléphonique, s’assurer auprès du service Bloctel que les consommateurs qu’il entend prospecter ne sont pas inscrits sur la liste.

Si une campagne de prospection commerciale dure plus de 30 jours, le professionnel doit vérifier auprès de Bloctel que les consommateurs ne se sont pas inscrits entre-temps sur la liste.

2/ Quelle est la situation actuelle ?

Depuis début octobre, la presse s’est inquiétée du fait que le site de Bloctel ne fonctionnait plus.  S’agit-il d’une panne ?

3/ Quid ?

La DGCCRF nous a annoncé que, depuis le 30 septembre, il y a eu un changement de concessionnaire qui a donné lieu à des opérations de maintenance. Depuis cette date et jusqu’à courant novembre 2021, des interventions techniques sont prévues sur le site. De ce fait, le site n’est actuellement plus en état de marche. Le nouveau concessionnaire opère un basculement et une phase de migration des données.

4/ Quelles sont les conséquences pour les consommateurs ?

L’ensemble des consommateurs déjà inscrits sur Bloctel sont couverts et protégés. Mais d’autres inscriptions ne sont actuellement plus possibles.

Le service de réclamation pour les consommateurs ne fonctionne que via un numéro spécial le 01 73 26 81 45 (du lundi au vendredi, hors jours fériés de 08h00 à 17h00 – Prix d’un appel vers un numéro fixe – suivant opérateur).

5/ Quelles sont les nouveautés avec ce nouvel opérateur ?

La DGCCRF nous a informés que les tarifs d’inscription des entreprises sont désormais moins chers. Le coût était en effet un frein pour que les entreprises puissent accéder au service et respectent le principe de la liste d’opposition.

Selon la DGCCRF, le modèle de fonctionnement du nouveau concessionnaire Worldline apparaît plus souple.

6/ Quel sera le plus de Worldline étant donné les problèmes d’efficacité de l’ancien opérateur et y aura-t-il plus de personnel dédié ?

Apparemment il y aura plus de salariés qui géreront le site de Bloctel, ce qui pourrait influer sur la qualité du service Bloctel.

Cependant les associations de consommateurs, comme les consommateurs eux-mêmes, sont désormais impatients et attendent que ce nouveau service soit bel et bien efficace !

Pour rappel, lors des avis donnés par le CNAFAL sur le démarchage téléphonique, notre position est de prôner son interdiction, sauf consentement exprès du consommateur.  

Le CNAFAL

 

dimanche 17 octobre 2021

Les clés de la laïcité sur LCP

Les clés de la laïcité: En savoir plus sur le programme de LCP. Le principe de réalisation "Clés de la Laïcité", associé à une écriture simple et illustré par des exemples, permet une approche dépassionnée de la laïcité afin de l'expliquer tout en la replaçant dans notre époque et son actualité

CI-DESSUS LE LIEN VERS LA VERSION LONGUE 

ci-dessous la version courte