jeudi 23 septembre 2021

Comment acheter un poisson issu d'une pêche responsable ? avec l'UFC-Que Choisir info INC

 





Matthieu : "Je mange régulièrement du poisson, mais je crois que ça n’est pas très bon pour l’environnement. Alors comment est-ce que je peux reconnaître un poisson issu d’une pêche durable ?".



C’est une bonne question Matthieu. Car en effet, certains types de pêche détruisent les stocks de poissons et les fonds marins. En tant que consommateur, nous devons donc faire les bons choix pour encourager des pratiques plus responsables !

 

Malgré des quotas de pêche instaurés il y a plus de 30 ans par la Politique Européenne de la Pêche, l’état des stocks de poissons en Europe reste préoccupant.

 

Alors en tant que consommateur, que peut-on faire ?

Selon une étude de l’UFC-Que Choisir, 81 % des poissons examinés sont pêchés de manière non-durable. Le turbot, la baudroie et le lieu noir affichent les plus mauvais résultats avec respectivement 99 %, 98 % et 93 % de poissons non-durables. Il faut donc, premièrement, diversifier vos achats.

 

Privilégiez les petites espèces à fort taux de fécondité, comme :

 

  • la sardine,
  • le hareng,
  • l’anchois,
  • le maquereau.

Leurs stocks sont globalement plus fournis, bien que leur abondance puisse varier selon la zone de pêche. Pensez aussi aux espèces peu connues comme la vieille, la plie ou encore le tacaud.

 

Il est ensuite essentiel de savoir comment votre poisson est péché. En effet, toutes les méthodes ne se valent pas.

 

Alors quelles pêches privilégier ?

Les outils dits "passifs", comme les lignes, les casiers, ou les filets, occasionnent peu de dégâts s’ils sont bien utilisés.  En revanche, les engins dits "actifs", comme les chaluts pélagiques ou les sennes, collectent d’énormes quantités de poissons en une seule prise. De plus, ils retiennent beaucoup d’espèces non ciblées. Les chaluts de fond et la drague, quant à eux, détériorent la flore et la faune en raclant les fonds marins.

 

Evitez donc les poissons péchés au chalut ou au chalut de fond, mais aussi ceux dont la dont la méthode de pêche n’est pas affichée en rayon ou sur l’emballage.

 

Et d’ailleurs, en parlant d’emballage, n’existe-il pas des labels pour identifier les produits issue de la pêche durable ?

Il existe bien des labels comme MSC, pêche durable ou Pavillon France, mais malgré un cahier des charges sérieux, ces labels restent insuffisants sur le plan environnemental. D’autres, comme Artysanal, restent malheureusement encore trop confidentiels.

 

En résumé :

 

  • plus de 80 % des stocks méditerranéens sont surexploités
  • 81 % des poissons issu d’une pêche non durable sur les étalages français,
  • à la ligne OK, chalut pas OK.

 

Consomag

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