dimanche 15 octobre 2017

Contribution du CDAFAL 70 à la réflexion sur la stratégie nationale de santé.

Une concertation nationale est en cours pour définir la future stratégie de santé . Le CDAFAL 70 a tenu à attirer l'attention sur une question cruciale totalement absente de la politique de santé, celle de l'électrohypersensibilité.



Notre association souhaite attirer l’attention sur un problème de santé publique totalement ignoré par les pouvoirs publics, à savoir celui de l’électrohypersensibilité (EHS) encore appelé syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (CICEM).

Les personnes atteintes de cette pathologie ne peuvent plus séjourner dans des endroits où elles sont exposées à des champs électromagnétiques de moyenne à très faible intensité, en fonction de leur degré d’atteinte, sous peine de douleurs pouvant être intenses, de troubles neuromusculaires pouvant devenir invalidants et de déclenchement de maladies dégénératives (cancers, leucémies, maladie d’Alzheimer, de Parkinson, …. ). La littérature scientifique concernant les divers troubles liés à l’intolérance aux ondes est suffisamment abondante pour qu’on ne l’ignore plus.
Compte tenu du niveau actuel de la pollution électromagnétique et des promesses publiques de supprimer les quelques zones blanches résiduelles, les personnes les plus atteintes se retrouvent coupées de toute vie sociale, avec de très grandes difficultés à se déplacer (les transports collectifs sont très électropollués, de même que les grands axes routiers), ont du mal à se faire soigner (les hôpitaux et centres de soins sont tous équipés de Wifi). Pour couronner le tout, le corps médical ne connaît rien à l’EHS et les MDPH ne reconnaissent pas le handicap faute de nomenclature adaptée.

A l’heure où la nation fait des efforts pour intégrer les personnes handicapées et leur rendre les lieux de vie accessibles, les EHS sont des parias invisibles de la société (les plus atteints ne sortent plus de leurs habitations blindées à leurs frais). En l’absence de statistiques, des estimations internationales situent le nombre des EHS, tous degrés de gravité confondus, entre 2 et 5% de la population. Rapporté à la population française, cela fait du monde !
Il est temps de les prendre en compte.

Nous demandons que le ministère de la santé reconnaisse officiellement cette pathologie, la décrive, lui fasse une place dans la nomenclature médicale, forme le corps médical à la prendre en charge et fasse le nécessaire pour que les personnes qui en sont atteintes puissent obtenir les compensations nécessaires pour vivre le plus normalement possible.
Au nom des EHS, nous espérons être entendus.

François Vetter, président du CDAFAL 70.

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