lundi 12 juin 2017

UNE REPONSE TARDIVE A NOTRE QUESTIONNEMENT DES CANDIDATS, publiee apres le premier tour du fait de l'interdiction légale

 A Monsieur François Vetter,               Président du CDAFAL 70
      
             Froideterre, le 8 juin 2017
       Monsieur,
      Je partage votre préoccupation concernant la multiplication de sources d'ondes électromagnétiques dans notre environnement quotidien, ainsi que le nombre croissant de personnes atteintes de troubles EHS. La loi Abeille constitue une première étape, très importante, dans la prise en compte de ces enjeux de santé publique. Cependant, vous avez entièrement raison de déplorer que la proposition de loi initiale ait été à ce point édulcorée lors de ses remaniements à l'Assemblée nationale et au Sénat.
      Si je suis élue, je m'associerai à toutes les bonnes volontés pour poursuivre cette bataille contre les lobbies des télécommunications et du numérique, afin de faire évoluer la loi vers une meilleure prise en compte des intérêts de la population, en particulier en matière de santé publique. Cela passe forcément par la réouverture du dossier de la modération électromagnétique.
      Je prends l'engagement de réunir différents acteurs de la mobilisation sur ce sujet (citoyens, associatifs et politiques), pour réfléchir avec eux aux moyens les plus efficaces de mener cette bataille parlementaire, fixer ensemble les objectifs à atteindre et les différentes propositions à mettre sur la table.
      Il me semble important qu'une étude indépendante de grande envergure soit menée, afin de déterminer avec la plus grande rigueur scientifique possible, les éventuelles conséquences pour la santé d'une exposition chronique, sur le moyen et sur le long terme, aux multiples ondes électromagnétiques qui font désormais partie de notre quotidien. Dans l'attente des résultats d'une étude de cette nature, le principe de précaution impose de revoir à la hausse les normes de protection de la population.
      Le problème de l’électro-hypersensibilité devra également à nouveau être soulevé et je m'engage, là aussi, à consulter différents spécialistes du sujet, pour réfléchir aux moyens les plus efficaces de lutter pour la reconnaissance et contre les symptômes de cette pathologie. Il s'agira alors de déterminer ce qui peut être fait concrètement, au-delà des seules mesures sur la modération électromagnétique. Je pense en particulier au développement de la recherche médicale sur l'EHS, mais aussi à des solutions immédiates pour soulager ces troubles. Cela doit-il passer par des îlots de repos ? Par la prise en charge par l’État, pour les personnes souffrant d'EHS, d'aménagements spécifiques (blindages) au niveau de leur logement et/ou de leur poste de travail ?
      D'autre part, je souscris à l'ensemble de vos réserves contre le compteur Linky. Il est inacceptable que cet appareil soit imposé aux usagers, sans le moindre recours possible. Vous avez entièrement raison de dénoncer le gaspillage d'argent que représente le renouvellement
de 35 millions de compteurs en parfait état de marche, l'alourdissement de la facture d'électricité que cela entraînera pour certains ménages, les suppressions d'emplois qui en résulteront, les risques en matière de vie privée, mais aussi l'ajout imposé d'un énième appareil générateur d'ondes électromagnétiques dans chaque foyer.
      Si je suis élue députée, je me battrai pour revenir sur le caractère obligatoire de l'installation de ces compteurs Linky. Que l'on soit ou non sujet à l'électrosensibilité, chacun devrait pouvoir s'y opposer. Ici aussi, le principe de précaution voudrait que l'on mène une étude scientifique sur les éventuels impacts de l'omniprésence des ondes électromagnétiques dans notre environnement, avant d'imposer l'installation de compteurs communicants dans tous les foyers. Je m'engage donc à demander, avec l'ensemble des députés qui voudront s'associer à cette démarche, un moratoire sur l'installation des compteurs communicants.
      Plusieurs personnalités de la France insoumise ont clairement pris position contre l'installation de ce type de compteurs, à l'image de Danielle Simonnet, élue au Conseil de Paris, ou de Gabriel Amard, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, qui a participé au rassemblement Stop-Linky du 22 mars 2017, à Paris. Par conséquent, je sais pouvoir compter sur l'ensemble des futurs députés de la France insoumise pour s'opposer à la généralisation des compteurs Linky.

      Souhaitant avoir répondu à votre attente,
      Je vous prie d'agréer, Monsieur Vetter, l'expression de mes sentiments dévoués,

              Isabelle Haismann-Febvay
              Candidate de la France Insoumise
            70-02

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